#ASLOVES
Cabanes
Dans les Arbres

Ce mois-ci, #asloves ‘Symbiotic Architecture’, le projet architectural généré par l’IA de l’architecte et concepteur informatique Manas Bhatia.
Le projet a commencé par une enquête utilisant une IA, sur les interactions que nous avons tous pu avoir avec la nature, comme apprécier l’ombre d’un arbre par une chaude journée d’été, lire un journal dans une cour sous un arbre, ou simplement flâner dans un parc pour profiter des teintes changeantes des feuilles. De ces observations est née l’idée d’un “avenir utopique” dans lequel les bâtiments ne seraient pas des machines faites de béton ou d’acier. Au contraire, la structure serait vivante et aurait la capacité de grandir et de respirer. Imaginez un arbre Hyperion (un séquoia de Californie considéré comme le plus grand arbre vivant connu au monde) qui aurait été creusé pour y créer des appartements tournés vers l’intérieur, donnant sur un bio-atrium enchanteur inondé de lumière naturelle. L’utilisation d’une IA telle que #midjourney a permis de conceptualiser certaines des réponses aux questions de l’enquête comme “Les structures peuvent-elles croître ?” “L’enveloppe dans laquelle nous vivons peut-elle respirer comme le font les créatures ?”. 

 

Manas Bhatia, sur son Instagram.

Les résultats sont remarquables, avec des formes architecturales parmi les plus avant-gardistes que nous ayons vues jusqu’à présent ! Un concept magnifique, superbement exécuté.

Images: Manas Bhatia

Story of the Month
Meilleures Fondations

La nouvelle a fait le tour d’Internet ce mois-ci : des chercheurs de l’université RMIT de Melbourne ont réalisé ce que beaucoup pensaient impossible, en mettant au point une alternative durable au béton qui remplace 100 % des agrégats habituels – gravillons, pierres, etc. – par du caoutchouc provenant de pneus de voiture usagés broyés.
Ils affirment que leur nouveau béton, plus léger que l’original, répond aux normes de construction en matière de résistance, objectif jamais atteint jusqu’ici par les autres alternatives aux granulats composées de caoutchouc. Cette nouvelle matière nous redonne l’espoir d’une économie circulaire plus vertueuse et tournée vers l’environnement, car elle est fabriquée à partir de déchets, réduisant ainsi les transports et les coûts de fabrication.

 

‘Nous avons fait la démonstration, grâce à notre méthode de moulage précise, qu’il est désormais possible de passer outre cette ancienne limitation du nombre de particules de caoutchouc dans le béton. La technique consiste à utiliser des moules de coulée au design spécifique, pour compresser de gros granulats de caoutchouc dans le béton frais, ce qui améliore les performances du matériau de construction’

Auteur principal et chercheur en PhD, Mohammad Momeen Ul Islam.

Si le processus était déployé à l’échelle mondiale, il pourrait réduire considérablement notre consommation de ressources naturelles et résoudre le problème permanent des déchets issus de pneus usagés. Les chercheurs ajoutent qu’il pourrait être introduit de manière rentable après des industries produisant déjà du béton traditionnel, ce qui rend sa future diffusion sur le marché très concrète !

Story of the Month
Matériaux
des Rêves

 “The Milk of Dreams doit son titre à un livre de Leonora Carrington (1917-2011) dans lequel l’artiste surréaliste décrit un monde magique où la vie est observée à travers le prisme de l’imagination. C’est un monde où chacun peut changer, être transformé, devenir quelque chose ou quelqu’un d’autre” Cecilia Alemani
Cecilia Alemani est la commissaire de l’exposition du Pavillon central, intitulée “The Milk Of Dreams“, décrivant un monde où “chacun peut changer, être transformé, devenir quelque chose ou quelqu’un d’autre”, ce qui ne pourrait être plus en accord avec notre vision des matériaux. Nous cherchons toujours à révéler le potentiel caché des matières au travers d’utilisations ou de transformations inattendues.

 

Coup d’œil sur les utilisations innovantes des matériaux à la Biennale de Venise, de retour après trois ans d’interruption, et mise en lumière de nos favoris dans les diaporamas ci-dessus !

#ASLOVES
Briques
Botaniques

Nous avons adoré la collection Lego Botanical dès son lancement l’année dernière, avec ses bouquets de fleurs. Nous sommes donc heureux de voir la collection s’étendre avec l’ajout des succulentes et de l’orchidée.

 

Toutes les créations botaniques Lego sont destinées aux adultes et non aux enfants, et constituent des cadeaux parfaits pour ceux d’entre nous qui n’ont pas la main verte !

Composées respectivement de 771 et 608 pièces, les nouvelles plantes peuvent être assemblées au gré de vos envies : les succulentes peuvent être présentées ensemble ou séparément et l’orchidée peut être disposée de différentes manières en faisant pivoter les tiges, les fleurs, les racines et les feuilles pour obtenir le look souhaité. Elles peuvent également être personnalisées en reconstruisant les tiges pour créer de nouvelles combinaisons d’arrangements floraux.
Inspirées de vraies plantes et fleurs, #asloves toutes les pièces de la collection botanique de Lego qui sont destinées à devenir de futurs classiques du design !

Images: Lego

Story of the Month
Dans l’atelier d’Anders Dickson

Ce mois-ci, American Supply présente la première d’une série de conversations avec des artistes utilisant nos matériaux. Nous nous sommes rendus à la célèbre résidence d’artistes de la Cité Internationale des Arts, à côté de l’Île Saint-Louis à Paris, pour rencontrer l’artiste américain Anders Dickson dans son studio afin de discuter de sa méthode de travail, de sa prochaine exposition à Amsterdam, et de ce qu’il aime dans les matériaux American Supply !
AS : Pour commencer cette série de conversations avec des artistes et des designers qui utilisent nos matériaux, nous nous sommes dit, commençons par un artiste !

 

AD : *rires* Je ris parce que lorsque je choisis des matériaux dans votre showroom, je choisis beaucoup de matériaux différents, et j’achète beaucoup de choses en petites quantités, alors que j’imagine que les créateurs de mode choisissent une chose et en achètent de grandes quantités ! J’utilise de très petits morceaux de chaque matériau dans les œuvres comme éléments, et le reste constitue mon stock d’atelier.

 

AS : Tu seras surpris d’apprendre que nous travaillons avec beaucoup de brodeurs qui prennent aussi plein de matériaux différents en quantités réduites dont ils utilisent de petits morceaux pour réaliser des pétales de fleurs, ou autres petits détails dans d’exquises broderies. En comparaison, tu utilises bien plus de matière !

 

AD : Je suis toujours impressionné par l’équipe au showroom et par sa capacité à voir et suggérer des choses. Votre showroom est tellement psychédélique et source d’émotions que, si j’y étais tous les jours, je devrais rentrer chez moi le soir et me mettre dans une pièce blanche entièrement vide pour une désintox sensorielle ! 

Ça a été difficile pour moi ces derniers temps parce que je vis dans un studio de la Cité. Je suis ordonné à la maison, le reste se passe dans le studio. Je viens d’une famille d’ingénieurs et de scientifiques, donc ils ont un esprit très structuré. J’ai étudié la philosophie avant les arts, j’ai donc une tendance à tout structurer, mais j’ai aussi un côté psychotique – j’aime naviguer dans la weirdosphère – et ce qui est génial avec l’art, c’est qu’il vous donne les paramètres pour aller loin dans ce paradigme. C’est facile à faire quand le studio est séparé de la maison, lorsque vous rentrez chez vous, vous pouvez réfléchir à ce que vous avez fait, cuisiner, etc. Cette distance est importante pour moi. J’ai eu la Covid à Noël, et j’ai dû m’isoler ici pendant dix jours qui se sont transformés en trois semaines et demie, atteint de vertiges. Mes perceptions étaient perturbées.

 

AS : As-tu pu travailler à l’atelier pendant cette période ?

 

AD : Comme tu peux le voir, une grande partie du travail est assez intense : rien n’a de forme claire, les matériaux sont variés, les couleurs sont vives, etc. J’utilise aussi beaucoup de colle chaude et je ne voulais rien utiliser qui puisse affecter ma respiration. Pendant cette période, j’ai fini par peindre davantage et dessiner. Le travail pendant la Covid a surtout été une phase préparatoire des idées pour l’exposition qui va avoir lieu à Amsterdam. Dans l’atelier, je m’autorise à être désordonné et chaotique, donc je me suis retrouvé assis à mon bureau, dos à mes œuvres !

Œuvres sculpturales incorporant des matériaux American Supply

Photos : Anders Dickson

AS : Les matériaux toujours plus variés avec lesquels tu travailles sont-ils toujours dans tes œuvres sculpturales ou se retrouvent-ils aussi dans tes peintures ?

 

AD : J’ai tendance à les exposer ensemble pour que l’on n’ait pas l’impression de voir toujours la même chose dans la même pièce. Je pense que pour l’exposition à venir, il y aura une plus petite pièce qui sera le royaume de la peinture, et que les sculptures seront ensemble. Je m’intéresse actuellement à la manière d’intégrer le monde graphique, le plan pictural, dans les objets. Ainsi, il n’y aurait pas de coupure nette entre la représentation et les objets physiques.

 

AS : Il y a aussi beaucoup de peinture dans les sculptures…

 

AD : Je pense que l’art sculptural et l’art de l’installation, commencent par des dessins, des aquarelles, des éléments linéaires et des dégradés de couleurs. J’aime recouvrir les matériaux de peinture. J’ai envisagé d’utiliser des socles pour la prochaine exposition, comme je l’ai fait pour l’exposition chez Balice Hertling,  et à présent je suis intrigué à l’idée – en raison de leur échelle – de présenter les sculptures sur différentes vestes et manteaux. De cette façon, elles ne dépendent pas trop des peintures dans l’espace. C’est juste une idée pour le moment…

 

AS : C’est intéressant parce que tu as fabriqué ces objets dans un espace à la fois personnel et professionnel. Donc, ils fusionnent la vie de studio et la vie réelle, surtout si tu leur tournais le dos pendant leur fabrication !

 

AD : *rires* Oui ! Cela m’intrigue ; je vais prendre beaucoup de vestes avec moi dans ma valise et jouer avec elles dans l’espace.

AS : Comment penses-tu que les matériaux avec lesquels tu travailles se manifestent quand tu les assembles ? Penses-tu qu’ils apportent quelque chose d’eux-mêmes à l’œuvre ?

 

AD : Absolument. Je suis vraiment dans la compréhension du monde par la philosophie du processus, l’ontologie du devenir aussi – je pars d’une impulsion pour faire quelque chose et ensuite j’essaie d’exercer une force sur les matériaux pour qu’ils se conforment à l’idée, ce qui aboutit généralement à une impasse, et ne répond pas à mes attentes. Dans ces moments-là généralement, il y a une phase de destruction où je brise les choses en morceaux ou les couvre de couleurs. 

 

Dans “Zen and the Art of Motorcycle Maintenance”, il y a un grand moment où l’auteur parle de l’idée de ” gumption ” – imaginez que vous essayez d’enlever un boulon : vous essayez tellement fort que vous finissez par l’arracher, donc maintenant, non seulement vous devez enlever le boulon, mais vous devez aussi couper le panneau sur lequel il est monté, ce qui demande encore plus de travail parce que vous êtes si proche du problème que vous ne pouvez pas le voir d’une perspective plus large. À ce moment-là, on s’éloigne pendant dix minutes et on se rend compte qu’il suffit d’un coup sec pour que le boulon se détache plus facilement.

 

Mais je me rends compte que ce moment est important pour moi aussi, parce qu’après ce moment de rupture, les matériaux ne sont plus soumis à mes attentes quant à ce que je veux qu’ils soient, et à ce moment-là, je peux travailler avec eux et voir les qualités que j’ai d’abord vues en eux. La façon dont je travaille avec les matériaux est comme un système de runes, je les rassemble à partir de différentes sources – American Supply, la rue et d’autres fournisseurs – puis j’en sélectionne trois ou quatre et je détermine comment je vais travailler avec eux. Il y a beaucoup d’inconscient à l’œuvre.

 

AS : Est-ce que la composition des matériaux t’intéresse ? Au showroom, nous mettons l’accent sur les matériaux durables, les solutions éco-innovantes, et nous échangeons beaucoup au sujet de la composition des matériaux. Nous encourageons nos clients à travailler avec des matériaux plus adaptés à leur usage. Par exemple, les pièces en plastique thermo-moulé dans les avions sont la solution la plus durable pour cet usage. Elles sont légères – ce qui signifie une plus faible consommation de carburant – et résistantes, ce qui leur confère une longue durée de vie dans un environnement avec beaucoup de passage. La manière dont tu utilises avec parcimonie les matières plastiques dans tes œuvres sculpturales souligne leur caractère précieux. On peut y voir une sorte d’implication écologique.

 

AD : J’aime la transparence et les aspects psychédéliques hallucinogènes de beaucoup de vos matériaux, et je travaille avec eux comme avec le papier mâché et le bois, mais d’un point de vue écologique, même la peinture acrylique est problématique… C’est facile de critiquer le plastique, mais auparavant on utilisait de l’ivoire pour fabriquer les touches de piano, beaucoup d’innovations ont été rendues possibles grâce au plastique. 

J’apporte une touche personnelle à tout ce que je fais, rien n’est sous-traité, j’aime m’en occuper et avoir une relation personnelle avec le matériau. Beaucoup de ces matériaux proviennent d’endroits comme votre showroom – ce qui les rend plus nobles car ils sont plus coûteux que d’autres – mais pour ce qui est du DIY il y a quelque chose dans l’assemblage et le bricolage, et beaucoup d’œuvres sont aussi issues de l’upcycling. La création artistique est transformatrice et alchimique, mais j’aime l’idée de coller et d’utiliser des matériaux qui ont leur propre histoire ou leur ADN pour créer de nouveaux objets.

AS : Les matériaux que tu sélectionnes chez nous sont aussi très techniques, tu choisis des matières à effet lenticulaire, holographique, mais aussi réfléchissant avec les microbilles de verre, etc. Ce ne sont pas des matières qu’on se contente de trouver ; elles peuvent imiter des éléments naturels et jouer avec notre perception, mais elles ont des particularités. 

 

AD : C’est difficile parce que je choisis des objets chez American Supply qui sont si forts et si séduisants que je dois les intégrer dans mon langage. Beaucoup de ces objets sont des objets frénétiques très chargés, qui sont bruyants, donc j’aime l’idée que certaines choses dans l’espace soient plus grandes et plus silencieuses. En pensant au saut statique d’un objet à l’autre, cette pièce dépend de la beauté de ce Reflective Prisme jaune intense. J’ai envie de superposer des aquarelles derrière pour voir l’effet optique particulier de cette matière. 

 

J’ai également intégré le Tinted Fluo rose dans cette œuvre, avec une couche de Reflective Prisme rose par-dessus, ce qui crée presque un trou de ver, avec la distance qui les sépare.

 

AS : C’est presque comme un bassin de réflexion ! C’est très beau.

 

AD : Ou un nombril !

AS : Les clients viennent souvent nous voir à la recherche d’un effet spécifique pour leur projet et nous leur présentons les matières que nous avons en stock, les types de transformation possibles ou bien nous commandons une référence spécifique de notre catalogue, nous discutons des possibilités de mise au Pantone, etc… mais la façon dont tu travailles avec nos matières est très différente, tu es séduit par elles telles qu’elles sont, comme tu le serais par quelque chose que tu pourrais trouver dans la rue, puis tu les collectes, avant de les extraire petit à petit de ta collection, avec d’autres choses, pour des œuvres spécifiques. Elles nourrissent alors non seulement les œuvres sculpturales, mais aussi les peintures, avec leur aspect, leur couleur, leur texture, etc… que je trouve magnifiques, et c’est quelque chose dont je ne m’étais pas rendu compte avant de venir ici, dans l’atelier !

 

AD : C’est ce dont je parlais tout à l’heure, je pense qu’il est très facile d’être séduit par vos matériaux et de vouloir les montrer dans leur forme brute. C’est normal par moments, on peut faire une sculpture seulement avec du plâtre ou du bronze, mais ces matériaux sont très séduisants en eux-mêmes. Je pense qu’ils sont nobles, qu’ils ont une forte valeur, mais ils ne doivent pas être mis sur un piédestal. Ils doivent se frayer un chemin dans l’univers matériel des œuvres, et ne pas simplement prendre le dessus. Dans le passé, j’ai coulé des objets en bronze ou utilisé des argiles époxy coûteuses, mais cette juxtaposition entre dépense et valeur dans les œuvres est parfois problématique. Parfois, la valeur des choses les rend plus difficiles à travailler. Lors de la récente conférence d’Elena Filipovic sur le travail de David Hammons à la Bourse de Commerce, elle a parlé d’une restriction qu’il s’est imposé dans les années 90, à savoir de fixer son budget matériel à 6$ par sculpture ! Au même moment, ses amis travaillaient avec des papiers et des matériaux exotiques, et cette idée me séduit, à savoir qu’il n’est pas nécessaire d’investir exclusivement dans des matériaux coûteux. C’est valable en tant que pratique, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse.

 

AS : Bien sûr, et on ne serait pas ici si nous n’étions pas séduits par les matériaux ! Les matériaux sont séduisants et ils ont une charge, un pouvoir et une agence

Œuvres sculpturales incorporant des matériaux American Supply

Photos : Anders Dickson

L’exposition d’Anders Dickson à Amsterdam débute le 23 avril, au centre d’art PAKT :

P/////AKT
Zeeburgerpad 53
1019 AB Amsterdam

Photos : American Supply et d’Anders Dickson, sauf indication contraire.

#ASLOVES
Sortir des Sentiers Battus

Nous soutenons toujours les utilisations détournées des matériaux et les idées originales. Ce mois-ci, #asloves aime les concepts de chaussures imaginés par le créateur de mode britannique Craig Green, dans le cadre de sa collaboration avec Adidas Originals.

 

Pour son premier concept de chaussure, Green a réinventé la classique Stan Smith. Il voulait créer une chaussure qui ressemble à la Stan Smith tout en masquant son aspect inimitable. Sa solution est remarquable ! Il a fait un moulage de la chaussure Stan Smith classique à l’intérieur, et l’extérieur est devenu une forme bulbeuse, ne laissant que les bandes perforées comme rappel du design iconique.

Donc, en fait, vous ne voyez jamais vraiment la chaussure originale ou tous les détails qui y sont associés, mais votre pied les ressent. Nous avons laissé les trois bandes perforées sur l’extérieur du moulage, ce qui a non seulement permis de conserver ce détail clé, mais aussi d’être fonctionnel, car il permet au pied de respirer.” Green avec Sam Cole High Snobiety 

 

Le deuxième concept était basé sur une chaussure de plongée vintage. Green a fait des recherches sur les vêtements de plongée pour sa collection, et a trouvé de remarquables chaussures gonflables. Il les a recréées dans une usine de moulage par trempage, spécialisée dans les combinaisons médicales et de plongée en latex, avec pompe, semelles et logo adidas.

Ces concepts de chaussure ne seront pas disponibles à la vente, mais M. Green a également développé quelques modèles plus commerciaux d’Adidas Originals.

Citation High Snobiety

Photos : Dan Tobin Smith for pour Adidas

Story of the Month
Les détails font la perfection …

… et la perfection n’est pas un détail !

 

Retour à la normale pour le monde de la mode avec la fin des défilés virtuels. Mise en lumière de nos looks préférés ainsi que des différentes matières au cœur des collections haute couture printemps/été 2022.

Chez Schiaparelli, le Directeur Artistique Daniel Roseberry a créé de superbes ornements en or 24 carats, réinterprétant les broderies classiques de la collection Zodiac de Schiap’s en 1938, des bijoux vivants et sculpturaux défiant la gravité, continuant ainsi à redéfinir les codes de la maison. Chez Christian Dior, Maria Grazia Chiuri s’intéresse davantage aux subtilités et au savoir-faire propres à une collection de Haute Couture. L’apparente simplicité des silhouettes est démentie par la complexité vertigineuse du travail manuel réalisé par ses ateliers, avec des vêtements mettant la broderie à l’honneur dans une palette discrète.
Chez Jean Paul Gaultier, le designer invité cette saison était Glenn Martens de Y/Project’s, qui s’est acquitté de sa tâche avec aplomb en présentant une collection exceptionnelle. Les rayures bretonnes étaient habillées de corail, les looks en taffetas cachaient des structures en fil de fer complexes permettant de défier la gravité, les tricots révélaient les corps, et le bondage était adouci par des rubans. Pierpaolo Piccioli a redéfini les formes chez Valentino, se basant sur dix mannequins cabine au lieu du l’unique mannequin habituel pour crées ses silhouettes. Au travers de ces changements, il souffle un vent de modernité et d’inclusivité pour l’avenir.
La Directrice Artistique de Chanel, Virginie Viard, s’est inspirée des années 20 et du constructivisme pour nous offrir une collection délicate, semblant flotter sur le podium, déluge de paillettes, de broderies et de techniques artisanales méticuleuses. Pour la scénographie, Viard a collaboré avec l’artiste Xavier Veilhan, qui a su créer la mise en scène parfaite pour son offre élégante. Nous avons aussi particulièrement apprécié Viktor & Rolf, Elie Saab, Rahul Mishra et Roland Van der Kamp, qui ont tous mis la barre très haut cette saison.
Enfin, Alexis Mabille nous a donné des papillons – littéralement. Il était difficile de ne pas tomber en amour devant cette collection, où de délicats papillons métalliques ornent les mannequins ; une touche romantique à cette couture autrement sensuelle, mais résolument portable – “Elle dessine le corps presque comme une goutte de parfum ou un trait de maquillage”. (Mabille sur Vogue.com)

Toutes les images sont créditées dans l’image.

#ASLOVES
Léger et plus Solide que l’Acier

Les plastiques sont souvent diabolisés, ce qui est contre-productif quand on songe à leur potentiel. Bien que les plastiques à usage unique ne soient certainement pas respectueux de l’environnement, nous ne devons pas minimiser les avantages environnementaux des plastiques utilisés dans des applications appropriées à plus long terme. En tant que matériau, le plastique est merveilleux : il est léger, solide et facilement modelable. Sans le plastique, nous n’aurions pas connu de tels progrès en médecine, en aviation, en automobile ou en électronique. Et, contrairement au verre ou à l’acier, la production du plastique nécessite très peu d’énergie.

 

Ce mois-ci, #asloves le nouveau développement polymère – 2DPA-1 – mis au jour par des chercheurs du MIT :

 

Grâce à un nouveau processus de polymérisation, les ingénieurs chimistes du MIT ont créé un nouveau matériau plus solide que l’acier et aussi léger que le plastique, qui peut aisément être fabriqué en grandes quantités. Ce nouveau matériau est un polymère bidimensionnel qui s’auto-assemble en feuilles, contrairement à tous les autres polymères, qui forment des chaînes unidimensionnelles semblables à des spaghettis. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient qu’il était impossible d’amener les polymères à former des feuilles en 2D.MIT News Office, 2 février, 2022

Le potentiel de ce nouveau matériau est énorme, il pourrait révolutionner les secteurs de l’automobile, de l’aviation, de la technologie et de la construction. Il s’est avéré deux fois plus résistant que l’acier lors des tests de charge, avec seulement un sixième de la masse du matériau.

 

Leur nouveau procédé de polymérisation leur permet de générer une feuille bidimensionnelle appelée polyaramide. Pour les blocs de construction monomères, ils utilisent un composé appelé mélamine, issu d’une combinaison d’atomes de carbone et d’azote. Dans les bonnes conditions, ces monomères se développent en deux dimensions, formant des disques. Ces disques s’empilent les uns sur les autres, maintenus par des liaisons hydrogène entre les couches, ce qui rend la structure très stable et solide.

Une autre caractéristique clé du 2DPA-1 est qu’il est imperméable aux gaz. Alors que d’autres polymères sont constitués de chaînes enroulées présentant des lacunes qui permettent aux gaz de s’infiltrer, le nouveau matériau est composé de monomères qui s’assemblent comme des LEGO empêchant les molécules de se glisser entre eux.

 

Cela pourrait nous permettre de créer des revêtements ultrafins capables d’empêcher totalement l’eau ou les gaz de passer… Ce type de revêtement barrière pourrait être utilisé pour protéger le métal des voitures et autres véhicules, ou les structures en acier. Habituellement, on ne pense pas au plastique comme une matière pouvant soutenir un bâtiment, mais avec ce matériau, nous sommes capables de nouvelles choses. Il possède des propriétés très inhabituelles et nous sommes très enthousiastes à l’idée de les explorer.Michael Strano, professeur d’ingénierie chimique au MIT

 

Bien que le 2DPA-1 en soit encore au stade de la recherche, il est porteur d’espoir car un plastique plus résistant signifie moins de plastique inefficace. Bravo !

 

Visitez le site du MIT pour en savoir plus : https://news.mit.edu/2022/polymer-lightweight-material-2d-0202

Citations MIT

Image : film polymère avec l’aimable autorisation des chercheurs ; Christine Daniloff, MIT

MIT News Office