Story of the Month
Better Foundations


The news hit the Internet this month, that researchers from Melbourne’s RMIT University had achieved what many thought was impossible, in developing a sustainable concrete alternative that replaces 100% of the typical aggregate – gravel, stones etc. – with only rubber from used, shredded car tyres.
They claim that their new lighter concrete material reaches building standards for strength, which up until now was not possible with others’ attempts to replace the aggregate with rubber. The news gives hope for this circular economical approach, and the environment, as it is using waste material and reducing transport and costs for manufacturing.

 

‘We have demonstrated with our precise casting method that this decades-old perceived limitation on using large amounts of coarse rubber particles in concrete can now be overcome. The technique involves using newly designed casting moulds to compress the coarse rubber aggregate in fresh concrete that enhances the building material’s performance.’

Lead author and PhD researcher, Mohammad Momeen Ul Islam.

If the process is rolled out globally, it could significantly reduce our consumption of natural resources, and solve the ongoing problem of used car tyre waste. The researchers also add that it can be introduced cost-effectively into existing industrial concrete production facilities, which means the future possibility of integration is very real!

Story of the Month
Meilleures Fondations

La nouvelle a fait le tour d’Internet ce mois-ci : des chercheurs de l’université RMIT de Melbourne ont réalisé ce que beaucoup pensaient impossible, en mettant au point une alternative durable au béton qui remplace 100 % des agrégats habituels – gravillons, pierres, etc. – par du caoutchouc provenant de pneus de voiture usagés broyés.
Ils affirment que leur nouveau béton, plus léger que l’original, répond aux normes de construction en matière de résistance, objectif jamais atteint jusqu’ici par les autres alternatives aux granulats composées de caoutchouc. Cette nouvelle matière nous redonne l’espoir d’une économie circulaire plus vertueuse et tournée vers l’environnement, car elle est fabriquée à partir de déchets, réduisant ainsi les transports et les coûts de fabrication.

 

‘Nous avons fait la démonstration, grâce à notre méthode de moulage précise, qu’il est désormais possible de passer outre cette ancienne limitation du nombre de particules de caoutchouc dans le béton. La technique consiste à utiliser des moules de coulée au design spécifique, pour compresser de gros granulats de caoutchouc dans le béton frais, ce qui améliore les performances du matériau de construction’

Auteur principal et chercheur en PhD, Mohammad Momeen Ul Islam.

Si le processus était déployé à l’échelle mondiale, il pourrait réduire considérablement notre consommation de ressources naturelles et résoudre le problème permanent des déchets issus de pneus usagés. Les chercheurs ajoutent qu’il pourrait être introduit de manière rentable après des industries produisant déjà du béton traditionnel, ce qui rend sa future diffusion sur le marché très concrète !

Story of the Month
Matériaux
des Rêves

 “The Milk of Dreams doit son titre à un livre de Leonora Carrington (1917-2011) dans lequel l’artiste surréaliste décrit un monde magique où la vie est observée à travers le prisme de l’imagination. C’est un monde où chacun peut changer, être transformé, devenir quelque chose ou quelqu’un d’autre” Cecilia Alemani
Cecilia Alemani est la commissaire de l’exposition du Pavillon central, intitulée “The Milk Of Dreams“, décrivant un monde où “chacun peut changer, être transformé, devenir quelque chose ou quelqu’un d’autre”, ce qui ne pourrait être plus en accord avec notre vision des matériaux. Nous cherchons toujours à révéler le potentiel caché des matières au travers d’utilisations ou de transformations inattendues.

 

Coup d’œil sur les utilisations innovantes des matériaux à la Biennale de Venise, de retour après trois ans d’interruption, et mise en lumière de nos favoris dans les diaporamas ci-dessus !

Story of the Month
Materials Of Dreams

 “The Milk of Dreams takes its title from a book by Leonora Carrington (1917–2011) in which the Surrealist artist describes a magical world where life is constantly re-envisioned through the prism of the imagination. It is a world where everyone can change, be transformed, become something or someone else.” Cecilia Alemani
Cecilia Alemani curates the central pavilion show under the title ‘The Milk Of Dreams’, with a quote after our own hearts, proposing a world where “everyone can change, be transformed, become something or someone else.” This couldn’t be more in line with our sentiment towards materials. We are always looking to extract their hidden potential, and revel in unexpected applications, or transformations.

 

We look at innovative uses of materials at the Biennale di Venezia, which returns after a long pandemic wait of three years, and highlight some of our favourites!

Story of the Month
Dans l’atelier d’Anders Dickson

Ce mois-ci, American Supply présente la première d’une série de conversations avec des artistes utilisant nos matériaux. Nous nous sommes rendus à la célèbre résidence d’artistes de la Cité Internationale des Arts, à côté de l’Île Saint-Louis à Paris, pour rencontrer l’artiste américain Anders Dickson dans son studio afin de discuter de sa méthode de travail, de sa prochaine exposition à Amsterdam, et de ce qu’il aime dans les matériaux American Supply !
AS : Pour commencer cette série de conversations avec des artistes et des designers qui utilisent nos matériaux, nous nous sommes dit, commençons par un artiste !

 

AD : *rires* Je ris parce que lorsque je choisis des matériaux dans votre showroom, je choisis beaucoup de matériaux différents, et j’achète beaucoup de choses en petites quantités, alors que j’imagine que les créateurs de mode choisissent une chose et en achètent de grandes quantités ! J’utilise de très petits morceaux de chaque matériau dans les œuvres comme éléments, et le reste constitue mon stock d’atelier.

 

AS : Tu seras surpris d’apprendre que nous travaillons avec beaucoup de brodeurs qui prennent aussi plein de matériaux différents en quantités réduites dont ils utilisent de petits morceaux pour réaliser des pétales de fleurs, ou autres petits détails dans d’exquises broderies. En comparaison, tu utilises bien plus de matière !

 

AD : Je suis toujours impressionné par l’équipe au showroom et par sa capacité à voir et suggérer des choses. Votre showroom est tellement psychédélique et source d’émotions que, si j’y étais tous les jours, je devrais rentrer chez moi le soir et me mettre dans une pièce blanche entièrement vide pour une désintox sensorielle ! 

Ça a été difficile pour moi ces derniers temps parce que je vis dans un studio de la Cité. Je suis ordonné à la maison, le reste se passe dans le studio. Je viens d’une famille d’ingénieurs et de scientifiques, donc ils ont un esprit très structuré. J’ai étudié la philosophie avant les arts, j’ai donc une tendance à tout structurer, mais j’ai aussi un côté psychotique – j’aime naviguer dans la weirdosphère – et ce qui est génial avec l’art, c’est qu’il vous donne les paramètres pour aller loin dans ce paradigme. C’est facile à faire quand le studio est séparé de la maison, lorsque vous rentrez chez vous, vous pouvez réfléchir à ce que vous avez fait, cuisiner, etc. Cette distance est importante pour moi. J’ai eu la Covid à Noël, et j’ai dû m’isoler ici pendant dix jours qui se sont transformés en trois semaines et demie, atteint de vertiges. Mes perceptions étaient perturbées.

 

AS : As-tu pu travailler à l’atelier pendant cette période ?

 

AD : Comme tu peux le voir, une grande partie du travail est assez intense : rien n’a de forme claire, les matériaux sont variés, les couleurs sont vives, etc. J’utilise aussi beaucoup de colle chaude et je ne voulais rien utiliser qui puisse affecter ma respiration. Pendant cette période, j’ai fini par peindre davantage et dessiner. Le travail pendant la Covid a surtout été une phase préparatoire des idées pour l’exposition qui va avoir lieu à Amsterdam. Dans l’atelier, je m’autorise à être désordonné et chaotique, donc je me suis retrouvé assis à mon bureau, dos à mes œuvres !

Œuvres sculpturales incorporant des matériaux American Supply

Photos : Anders Dickson

AS : Les matériaux toujours plus variés avec lesquels tu travailles sont-ils toujours dans tes œuvres sculpturales ou se retrouvent-ils aussi dans tes peintures ?

 

AD : J’ai tendance à les exposer ensemble pour que l’on n’ait pas l’impression de voir toujours la même chose dans la même pièce. Je pense que pour l’exposition à venir, il y aura une plus petite pièce qui sera le royaume de la peinture, et que les sculptures seront ensemble. Je m’intéresse actuellement à la manière d’intégrer le monde graphique, le plan pictural, dans les objets. Ainsi, il n’y aurait pas de coupure nette entre la représentation et les objets physiques.

 

AS : Il y a aussi beaucoup de peinture dans les sculptures…

 

AD : Je pense que l’art sculptural et l’art de l’installation, commencent par des dessins, des aquarelles, des éléments linéaires et des dégradés de couleurs. J’aime recouvrir les matériaux de peinture. J’ai envisagé d’utiliser des socles pour la prochaine exposition, comme je l’ai fait pour l’exposition chez Balice Hertling,  et à présent je suis intrigué à l’idée – en raison de leur échelle – de présenter les sculptures sur différentes vestes et manteaux. De cette façon, elles ne dépendent pas trop des peintures dans l’espace. C’est juste une idée pour le moment…

 

AS : C’est intéressant parce que tu as fabriqué ces objets dans un espace à la fois personnel et professionnel. Donc, ils fusionnent la vie de studio et la vie réelle, surtout si tu leur tournais le dos pendant leur fabrication !

 

AD : *rires* Oui ! Cela m’intrigue ; je vais prendre beaucoup de vestes avec moi dans ma valise et jouer avec elles dans l’espace.

AS : Comment penses-tu que les matériaux avec lesquels tu travailles se manifestent quand tu les assembles ? Penses-tu qu’ils apportent quelque chose d’eux-mêmes à l’œuvre ?

 

AD : Absolument. Je suis vraiment dans la compréhension du monde par la philosophie du processus, l’ontologie du devenir aussi – je pars d’une impulsion pour faire quelque chose et ensuite j’essaie d’exercer une force sur les matériaux pour qu’ils se conforment à l’idée, ce qui aboutit généralement à une impasse, et ne répond pas à mes attentes. Dans ces moments-là généralement, il y a une phase de destruction où je brise les choses en morceaux ou les couvre de couleurs. 

 

Dans “Zen and the Art of Motorcycle Maintenance”, il y a un grand moment où l’auteur parle de l’idée de ” gumption ” – imaginez que vous essayez d’enlever un boulon : vous essayez tellement fort que vous finissez par l’arracher, donc maintenant, non seulement vous devez enlever le boulon, mais vous devez aussi couper le panneau sur lequel il est monté, ce qui demande encore plus de travail parce que vous êtes si proche du problème que vous ne pouvez pas le voir d’une perspective plus large. À ce moment-là, on s’éloigne pendant dix minutes et on se rend compte qu’il suffit d’un coup sec pour que le boulon se détache plus facilement.

 

Mais je me rends compte que ce moment est important pour moi aussi, parce qu’après ce moment de rupture, les matériaux ne sont plus soumis à mes attentes quant à ce que je veux qu’ils soient, et à ce moment-là, je peux travailler avec eux et voir les qualités que j’ai d’abord vues en eux. La façon dont je travaille avec les matériaux est comme un système de runes, je les rassemble à partir de différentes sources – American Supply, la rue et d’autres fournisseurs – puis j’en sélectionne trois ou quatre et je détermine comment je vais travailler avec eux. Il y a beaucoup d’inconscient à l’œuvre.

 

AS : Est-ce que la composition des matériaux t’intéresse ? Au showroom, nous mettons l’accent sur les matériaux durables, les solutions éco-innovantes, et nous échangeons beaucoup au sujet de la composition des matériaux. Nous encourageons nos clients à travailler avec des matériaux plus adaptés à leur usage. Par exemple, les pièces en plastique thermo-moulé dans les avions sont la solution la plus durable pour cet usage. Elles sont légères – ce qui signifie une plus faible consommation de carburant – et résistantes, ce qui leur confère une longue durée de vie dans un environnement avec beaucoup de passage. La manière dont tu utilises avec parcimonie les matières plastiques dans tes œuvres sculpturales souligne leur caractère précieux. On peut y voir une sorte d’implication écologique.

 

AD : J’aime la transparence et les aspects psychédéliques hallucinogènes de beaucoup de vos matériaux, et je travaille avec eux comme avec le papier mâché et le bois, mais d’un point de vue écologique, même la peinture acrylique est problématique… C’est facile de critiquer le plastique, mais auparavant on utilisait de l’ivoire pour fabriquer les touches de piano, beaucoup d’innovations ont été rendues possibles grâce au plastique. 

J’apporte une touche personnelle à tout ce que je fais, rien n’est sous-traité, j’aime m’en occuper et avoir une relation personnelle avec le matériau. Beaucoup de ces matériaux proviennent d’endroits comme votre showroom – ce qui les rend plus nobles car ils sont plus coûteux que d’autres – mais pour ce qui est du DIY il y a quelque chose dans l’assemblage et le bricolage, et beaucoup d’œuvres sont aussi issues de l’upcycling. La création artistique est transformatrice et alchimique, mais j’aime l’idée de coller et d’utiliser des matériaux qui ont leur propre histoire ou leur ADN pour créer de nouveaux objets.

AS : Les matériaux que tu sélectionnes chez nous sont aussi très techniques, tu choisis des matières à effet lenticulaire, holographique, mais aussi réfléchissant avec les microbilles de verre, etc. Ce ne sont pas des matières qu’on se contente de trouver ; elles peuvent imiter des éléments naturels et jouer avec notre perception, mais elles ont des particularités. 

 

AD : C’est difficile parce que je choisis des objets chez American Supply qui sont si forts et si séduisants que je dois les intégrer dans mon langage. Beaucoup de ces objets sont des objets frénétiques très chargés, qui sont bruyants, donc j’aime l’idée que certaines choses dans l’espace soient plus grandes et plus silencieuses. En pensant au saut statique d’un objet à l’autre, cette pièce dépend de la beauté de ce Reflective Prisme jaune intense. J’ai envie de superposer des aquarelles derrière pour voir l’effet optique particulier de cette matière. 

 

J’ai également intégré le Tinted Fluo rose dans cette œuvre, avec une couche de Reflective Prisme rose par-dessus, ce qui crée presque un trou de ver, avec la distance qui les sépare.

 

AS : C’est presque comme un bassin de réflexion ! C’est très beau.

 

AD : Ou un nombril !

AS : Les clients viennent souvent nous voir à la recherche d’un effet spécifique pour leur projet et nous leur présentons les matières que nous avons en stock, les types de transformation possibles ou bien nous commandons une référence spécifique de notre catalogue, nous discutons des possibilités de mise au Pantone, etc… mais la façon dont tu travailles avec nos matières est très différente, tu es séduit par elles telles qu’elles sont, comme tu le serais par quelque chose que tu pourrais trouver dans la rue, puis tu les collectes, avant de les extraire petit à petit de ta collection, avec d’autres choses, pour des œuvres spécifiques. Elles nourrissent alors non seulement les œuvres sculpturales, mais aussi les peintures, avec leur aspect, leur couleur, leur texture, etc… que je trouve magnifiques, et c’est quelque chose dont je ne m’étais pas rendu compte avant de venir ici, dans l’atelier !

 

AD : C’est ce dont je parlais tout à l’heure, je pense qu’il est très facile d’être séduit par vos matériaux et de vouloir les montrer dans leur forme brute. C’est normal par moments, on peut faire une sculpture seulement avec du plâtre ou du bronze, mais ces matériaux sont très séduisants en eux-mêmes. Je pense qu’ils sont nobles, qu’ils ont une forte valeur, mais ils ne doivent pas être mis sur un piédestal. Ils doivent se frayer un chemin dans l’univers matériel des œuvres, et ne pas simplement prendre le dessus. Dans le passé, j’ai coulé des objets en bronze ou utilisé des argiles époxy coûteuses, mais cette juxtaposition entre dépense et valeur dans les œuvres est parfois problématique. Parfois, la valeur des choses les rend plus difficiles à travailler. Lors de la récente conférence d’Elena Filipovic sur le travail de David Hammons à la Bourse de Commerce, elle a parlé d’une restriction qu’il s’est imposé dans les années 90, à savoir de fixer son budget matériel à 6$ par sculpture ! Au même moment, ses amis travaillaient avec des papiers et des matériaux exotiques, et cette idée me séduit, à savoir qu’il n’est pas nécessaire d’investir exclusivement dans des matériaux coûteux. C’est valable en tant que pratique, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse.

 

AS : Bien sûr, et on ne serait pas ici si nous n’étions pas séduits par les matériaux ! Les matériaux sont séduisants et ils ont une charge, un pouvoir et une agence

Œuvres sculpturales incorporant des matériaux American Supply

Photos : Anders Dickson

L’exposition d’Anders Dickson à Amsterdam débute le 23 avril, au centre d’art PAKT :

P/////AKT
Zeeburgerpad 53
1019 AB Amsterdam

Photos : American Supply et d’Anders Dickson, sauf indication contraire.

Story of the Month
In the studio with Anders Dickson

This month, American Supply presents the first in a series of conversations with creatives who use our materials. We took a trip to the celebrated artist’s residency at Cité Internationale des Arts, next to Paris’ Île Saint-Louis, to meet American artist Anders Dickson in his studio to discuss his working method, his upcoming show in Amsterdam, and what he loves about American Supply’s materials!
AS: To begin this new series of conversations with creatives and designers who use our materials, we thought, let’s start with an artist!

 

AD: *laughs* I’m laughing because when I pick things from your showroom, I select many different materials, and buy small quantities, whereas I imagine that fashion designers pick one material and buy large swathes of it! I use very small pieces of each material in the works as elements, and the rest makes up my studio stock.

 

AS: You might be surprised to hear that we work with many embroiders who also take lots of different materials in smaller quantities and use small pieces to make flower petals or details in exquisite embroidery applications. Compared to them, you’re using them in much larger pieces!

 

AD: I’m always impressed by the team there and their ability to see and suggest things. Your showroom is so psychedelic and full of impressions, that if I was there every day I would have to go home to an empty white room, to sensory detox every night! 

 

That has been hard for me recently because I’m living in the studio at Cité. I’m clean and ordered at home, and the rest happens in the studio. I come from a family of engineers and scientists, so they are very structured in their thoughts. I studied philosophy before the arts, so I have a tendency towards structuring, but, also, an affinity towards being psychotic – or navigating the weirdosphere – and the great thing about art is that it gives you the parameters to go far out within this paradigm. It is easy to do this when the studio is separated from the homeworld, when you get back home you can reflect on what you made, cook etc. That distance is important to me. Over Christmas I had Covid, and I had to isolate myself here for ten days, which evolved into three and a half weeks, hitting me hard with vertigo. My perception was disturbed.

 

AS: Were you able to work in the studio during that time?

 

AD: As you can see, a lot of the work is rather intense: nothing has clear form, the materials are varied, the colours are bright etc. And I also use a lot of hot glue and didn’t want to use anything that could potentially affect my breathing. In that period, I ended up painting more and making drawings. The Covid work was more of a preparatory phase for the ideas for the show that is coming up in Amsterdam. In the studio I allow myself to be messy and chaotic, so I found myself sitting at my desk with my back to the work!

Sculptural works incorporating American Supply materials

Images courtesy of Anders Dickson

AS: Are the materials you work with that are more varied always in your sculptural works or do they find their way into the paintings too?

 

AD: I tend to show them together so that it doesn’t always feel like the same things are in the same room. I think for this upcoming show there will be a smaller room that is a painting realm, and the sculptures will live together. I am interested right now in how to embed the graphic world, the pictorial plane, into the objects too. So that there is not such a clean-cut between representation and physical objects.

 

AS: There is also a lot of painting in the sculptures too…

 

AD: I think the beginning of the sculptural practice, and installation practice, comes from drawings, watercolours, linear elements and colour gradients. I like to cover the materials with paint. I was considering using plinths in the upcoming show, like a did in the show at Balice Hertling, and right now I’m intrigued by the idea of – because of their scale – using different jackets and coats to present the sculptures on. So that they don’t rely too much on the paintings in the space. This is just an idea for the moment… 

 

AS: It’s also interesting because you made these things in a space that is both domestic and workspace. So, they merge studio-life and real-life, especially if you turned your backs on them while they were being made!

 

AD: *laughs* Yes! I’m intrigued by it; I will take a lot of jackets with me in my suitcase and play around with them in the space.

AS: How do you feel the materials you work with manifest when you’re putting them together. Do you believe that they bring something of themselves to the work?

 

AD: Absolutely. I’m really into the process philosophy understanding of the world, object-oriented ontology as well – I start with an impulse to make something and then try to exert a force on the materials to make them comply with the idea, and it usually reaches an impasse, where it’s not reaching my expectations. At that moment, there’s usually a destructive moment where I start breaking things apart or covering them with colour. 

 

In ‘Zen and the Art of Motorcycle Maintenance’ there’s this great moment where the author talks about the idea of ‘gumption’ – imagine you are trying to remove a bolt: you try so hard that you end up stripping it, so now, not only do you have to remove the bolt, you also have to cut the panel it’s mounted on which creates even more work because you’re so close to the problem that you can’t see it from a greater perspective. At that moment you step away for ten minutes and realise you can jimmy it and it comes off smoother, with ease.

 

With my practice, I’m often so tied to it that when a problem arrives, I end up just breaking something, but I realise that that moment is important to me too because after that breaking moment the materials are not subservient to my expectations of what I want them to be, and at that point, I can work together with them and see the qualities that I first saw in them. The way I work with materials is like a rune system, I pull them together from different sources – yourselves, the street, and other suppliers – and then I select three or four and work out how I will work with them. There’s a lot of unconscious at work.

 

AS: Does the composition of the material concern you? We are focussed on sustainability, and eco-innovative solutions, and have a lot of conversations about material composition in the showroom. We encourage people to work with materials that are more suited to their application. For example, thermo-moulded plastic parts in aeroplanes are the most sustainable material solution for the job. They are lightweight – meaning the craft uses less fuel to fly – and hard-wearing, therefore long life, in a high traffic environment. The way that you use plastic materials sparingly in your sculptural works, emphasises their preciousness. There is an ecological implication there somehow.

 

AD: I love the transparencies and psychedelic hallucinogenic aspects of a lot of the materials you have, and I work with them alongside paper-mâché, and wood, but ecologically, even acrylic paint is problematic… It’s easy to hate plastics but Ivory used to be used to make piano keys, and so many innovations were made thanks to plastics. 

Everything is made with a personal touch and there is no outsourcing, I appreciate a personal charge and a personal relationship with the material. A lot of these materials are found or sourced from places like yourselves – which makes them nobler as they are more costly than some others – but as a DIY practice there is something about assemblage and bricolage, and a lot of the works speak to the idea of upcycling. Art making is transformative and alchemical, but I like the idea of collaging and using materials that have their histories or DNA into new objects.

AS: The materials that you select from us are very technical too, you’re choosing things that have lenticular aspects, holographic effects, glass-bead reflections etc. these are all materials that have been specifically developed supernaturally. These are not things you could just find; they might imitate things in nature and play with our perception, but they have peculiarities. 

 

AD: It is difficult too because I choose things from American Supply that are so strong and seductive, that I have to embed them into my language. A lot of these objects are highly charged frenetic objects, which are loud, so I like the idea that some things in the space are larger and quieter. Thinking about the static jumping from one object to another, this piece is reliant on how beautiful this strong yellow Reflective Prisme is. I’m interested in layering watercolours behind it too to see the special optical effect of the material. 

 

I also integrated this pink Tinted Fluo into this work here, with a layer of pink Reflective Prisme on top, which creates a wormhole almost, with the distance between them.

 

AS: It’s almost like a gazing pool! That’s very beautiful.

 

AD: Or a belly button!

AS: People often come to us for a specific effect for their project and we present the materials we have in stock, possible transformation technologies or order something in from our wider catalogue, discuss bespoke possibilities etc. but the way that you work with our materials is very different, you get seduced by them as they are, as you would by something you might find in the street, and then you hoard them together, before extracting them bit by bit with other things for specific works. They then inform not only the sculptural works, but also the paintings, with their aspect, colour, surface texture etc. which I find beautiful, and that is something I hadn’t realised until I came here to the studio!

 

AD: This is what I was referring to earlier, I think it’s very easy to be seduced by your materials and want to show them in their raw form. This is ok in moments, you can make a sculpture out of just plaster, or bronze, but these materials themselves are very seductive. I feel they are noble, they have a strong value, but they shouldn’t be put on a pedestal. They must work their way into the material universe of the works, and not just take precedence. In the past, I have cast things in bronze or used expensive epoxy clays, but this juxtaposition between expense and value in the works is sometimes problematic. Sometimes the value of things makes them harder to work with. At Elena Filipovic’s recent conference on David Hammons’ work at Bourse de Commerce, she talked about a restriction he imposed on himself in the ‘90s to fix his material budget to 6$ per sculpture! This was at the same moment that his friends were working with exotic papers and materials, and it appeals to me this idea, that you don’t have to invest exclusively in expensive materials. It is valid as a practice, but that’s not my intrigue.

 

AS: Of course, and we wouldn’t be sitting here together if we weren’t seduced by materials! Materials are seductive and they do have charge, power and agency.

Sculptural works incorporating American Supply materials

Images courtesy of Anders Dickson

Anders Dickson’s show in Amsterdam opens on April 23rd, at PAKT art centre

P/////AKT
Zeeburgerpad 53
1019 AB Amsterdam

All images are courtesy of American Supply & Anders Dickson unless otherwise stated.

Story of the Month
Les détails font la perfection …

… et la perfection n’est pas un détail !

 

Retour à la normale pour le monde de la mode avec la fin des défilés virtuels. Mise en lumière de nos looks préférés ainsi que des différentes matières au cœur des collections haute couture printemps/été 2022.

Chez Schiaparelli, le Directeur Artistique Daniel Roseberry a créé de superbes ornements en or 24 carats, réinterprétant les broderies classiques de la collection Zodiac de Schiap’s en 1938, des bijoux vivants et sculpturaux défiant la gravité, continuant ainsi à redéfinir les codes de la maison. Chez Christian Dior, Maria Grazia Chiuri s’intéresse davantage aux subtilités et au savoir-faire propres à une collection de Haute Couture. L’apparente simplicité des silhouettes est démentie par la complexité vertigineuse du travail manuel réalisé par ses ateliers, avec des vêtements mettant la broderie à l’honneur dans une palette discrète.
Chez Jean Paul Gaultier, le designer invité cette saison était Glenn Martens de Y/Project’s, qui s’est acquitté de sa tâche avec aplomb en présentant une collection exceptionnelle. Les rayures bretonnes étaient habillées de corail, les looks en taffetas cachaient des structures en fil de fer complexes permettant de défier la gravité, les tricots révélaient les corps, et le bondage était adouci par des rubans. Pierpaolo Piccioli a redéfini les formes chez Valentino, se basant sur dix mannequins cabine au lieu du l’unique mannequin habituel pour crées ses silhouettes. Au travers de ces changements, il souffle un vent de modernité et d’inclusivité pour l’avenir.
La Directrice Artistique de Chanel, Virginie Viard, s’est inspirée des années 20 et du constructivisme pour nous offrir une collection délicate, semblant flotter sur le podium, déluge de paillettes, de broderies et de techniques artisanales méticuleuses. Pour la scénographie, Viard a collaboré avec l’artiste Xavier Veilhan, qui a su créer la mise en scène parfaite pour son offre élégante. Nous avons aussi particulièrement apprécié Viktor & Rolf, Elie Saab, Rahul Mishra et Roland Van der Kamp, qui ont tous mis la barre très haut cette saison.
Enfin, Alexis Mabille nous a donné des papillons – littéralement. Il était difficile de ne pas tomber en amour devant cette collection, où de délicats papillons métalliques ornent les mannequins ; une touche romantique à cette couture autrement sensuelle, mais résolument portable – “Elle dessine le corps presque comme une goutte de parfum ou un trait de maquillage”. (Mabille sur Vogue.com)

Toutes les images sont créditées dans l’image.

Story of the Month
Details make perfection …

… and perfection is not a detail!

 

With physical fashion shows coming back, the fashion world is finally returning to a new normality. We highlight our favourite looks and uses of materials in the Spring/Summer 2022 Haute Couture collections.

At Schiaparelli, their Artistic Director Daniel Roseberry delivered 24-carat gold couture, with magnificent interpretations of classic embroidery from Schiap’s 1938 Zodiac Collection, sculptural gravity-defying living jewellery and continued to redefine the house codes. Over at Christian Dior, Maria Grazia Chiuri was more interested in the subtleties and craftsmanship in an Haute Couture collection. The visual simplicity of her silhouettes was belied by the dizzyingly intricate handiwork that her ateliers achieved, with garments entirely created out of embroidery and a subdued palette.
At Jean Paul Gaultier, the guest designer this season was Y/Project’s Glenn Martens, who took to the task with aplomb turning out a stellar collection. Breton stripes had coral sprouting out of them, taffeta looks had complex wiring structures hidden inside them to create cloud-like forms, knitted looks revealed body, and bondage was softened with ribbons. Valentino’s Pierpaolo Piccioli redefined form by using ten varied fit models instead of the traditional one to create his silhouettes. He schooled us in colour and scale to give us new shapes fit for the future.
Chanel’s artistic director Virginie Viard looked to the ’20s and the feminine side of constructivism to give us a delicate collection that floated down the runway, showered in sequins, embroidery, and meticulous artisanal techniques. Viard collaborated with artist Xavier Veilhan on the set design, who created the perfect backdrop for her elegant offer. Also, we particularly enjoyed Viktor & Rolf, Elie Saab, Rahul Mishra, and Roland Van der Kamp – all of whom pushed the bars of Haute Couture construction and embellishment higher this season.
Finally, Alexis Mabille gave us butterflies – literally. It was hard not to fall in love with his collection that had delicate metallic butterflies adorning the models; a romantic touch to his otherwise sensual, yet defiantly wearable, twist on couture – “It traces the body almost like a drop of perfume or a hint of make-up” (Mabille to Vogue.com)

All images are credited in the image.